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l’Amérique à vif de Seth Greenland


Le nouveau roman de l’écrivain américain, justement qualifié de « nouveau Tom Wolfe », détaille l’implacable ruine d’un aimable milliardaire new-yorkais – une fulgurante « failure story ».

Par Florence Noiville Publié aujourd’hui à 16h00

Temps de Lecture 4 min.

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L’écrivain américain Seth Greenland, à Paris, en juin 2019.
L’écrivain américain Seth Greenland, à Paris, en juin 2019. Patrice Normand/Leextra

« Mécanique de la chute » (The Hazards of Good Fortune), de Seth Greenland, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch, Liana Levi, 672 p., 24 €.

Seth Greenland a beau ne jamais porter de veste blanche, il est considéré aux Etats-Unis comme « le nouveau Tom Wolfe ». Mais, pour une fois, ce raccourci n’est pas sans signification. D’abord parce que le thème de son magistral cinquième roman, Mécanique de la chute, fait penser, en effet, à un Bûcher des vanités (Sylvie Messinger, 1988) façon 2.0. Mais aussi parce que sa structure, vaste entrelacs de flux de ­consciences interrompus et chaotiques, rappelle la définition que Wolfe lui-même donnait du roman : « Un grand concert d’idées brisées. »

Ce qui se brise ici, c’est un homme, son couple, son image, sa position sociale, qui paraissait acquise, et, à travers tout ça, une certaine idée que ce héros se faisait encore de son Amérique natale. Grandeur et misère de Jay Gladstone : le livre pourrait s’appeler ainsi. Qui est Gladstone ? L’héritier d’une immense fortune. Un prototype de mâle alpha, svelte et séduisant, avec « des dents blanches impeccablement alignées dans sa grande bouche ». Pour le plaisir de se faire arroser au champagne dans les vestiaires et s’assurer une couverture médiatique flatteuse, Gladstone s’est offert une équipe de basket.

Pas mauvais bougre

En dehors du sport, il règne sur un ­colossal empire immobilier bâti dans les années 1910 par son grand-père, Yacov Gladstein, jeune juif émigré de Russie ­devenu d’un trait de plume Jacob Glad­stone, et génial entrepreneur de plomberie. « Lorsque la frénésie des années 1920 a propulsé New York vers des sommets, ­lorsque toutes les nouvelles constructions ­réclamaient des lavabos, des éviers, des baignoires, des toilettes, des douches, ­Jacob était prêt. Il concevait et installait les entrailles des habitations où l’élite anglo-saxonne (…) tournait les robinets avec des mains impeccables. »

Deux générations plus tard, Jay l’héritier a beau être assis sur ce tas d’or et ­vouloir le faire fructifier – ce qui d’ailleurs est loin d’être facile quand son propre cousin, par exemple, est suspecté de piquer dans la caisse –, il n’en est pas mauvais bougre pour autant. Riche et bien pensant, il tâche d’être tout sauf un investisseur « rapace ». Attaché aux valeurs de son pays, il finance des projets philanthropiques, distribue des bourses et, aux côtés de Meryl Streep, vante aux jeunes les mérites d’un « capitalisme bienveillant ».

Le domicile et le bureau de Rachida Dati visés par des perquisitions



Rachida Dati dans son bureau de la mairie du 7e arrondissement de Paris, le 19 juin 2012. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Dans le cadre de l’enquête sur les contrats de conseil de Rachida Dati auprès d’une filiale de
Renault-
Nissan, des perquisitions ont été menées, ce mardi, au bureau et au domicile de
la maire du VIIe arrondissement de Paris, a annoncé une source proche du dossier, ce mercredi,
confirmant une information de L’Express.

Ces perquisitions ont été réalisées à la demande des juges d’instruction qui ont repris, cet été, l’enquête lancée le 31 mai par le parquet national financier sur ce volet annexe de l’affaire Carlos Ghosn, selon cette même source.

Des « soupçons » sur « l’usage inconsidéré des fonds de Renault » par son ancien PDG

L’enquête, ouverte pour « abus de biens sociaux » et « corruption », porte sur des prestations de conseils conclues par Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer avec la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan, RNBV, lorsque Carlos Ghosn était encore le PDG du groupe automobile. Elle avait été déclenchée par une plainte déposée le 17 avril par une actionnaire de Renault contre ces trois personnes et l’épouse de Carlos Ghosn.

L’avocat de la plaignante, Me Jean-Paul Baduel, avait fait état de « soupçons » sur « l’usage inconsidéré des fonds de Renault » par son ancien PDG. « Les contrats sont douteux de par leurs montants, effectués au profit d’une filiale n’ayant aucun salarié », avait-il assuré.

Une « tentative de déstabilisation » avant l’investiture du candidat LR à la Mairie de Paris

Selon une source proche du dossier, l’ancienne Garde des Sceaux – qui nie toute irrégularité – aurait touché 900.000 euros d’honoraires en tant qu’avocate entre 2010 et 2012. Alain Bauer aurait quant à lui touché un million d’euros entre 2012 et 2016 pour des activités de consultant dont il défend aussi la régularité.

Lorsque L’Express avait annoncé mi-octobre que des juges d’instruction avaient repris l’enquête, les avocats de Rachida Dati, Olivier Pardo et Hervé Lehman, avaient dénoncé dans un communiqué
un « amalgame scandaleux » et une « tentative de déstabilisation ». « À quelques jours de la décision » sur
l’investiture du candidat LR à la Mairie de Paris, briguée par Rachida Dati, « l’intention de nuire est particulièrement évidente », soulignaient ses avocats.

RNBV, une structure créée par Carlos Ghosn pour incarner l’alliance des deux constructeurs

Les noms de Rachida Dati et d’Alain Bauer ont été cités dans un audit du cabinet Mazars, mené à la demande de Renault et Nissan afin d’examiner les dépenses litigieuses de RNBV, qui font l’objet d’une autre enquête judiciaire du parquet de Nanterre.

Filiale à 50-50 entre Renault et Nissan, RNBV était la structure créée par Carlos Ghosn pour incarner l’alliance des deux constructeurs au niveau opérationnel. Les enquêteurs soupçonnent cette structure d’avoir masqué des dépenses litigieuses, notamment au profit personnel de Carlos Ghosn, actuellement en attente de son procès au Japon pour des malversations présumées.

Deux cas autochtones de Zika signalés pour la première fois en France métropolitaine



Les deux personnes qui ont contracté dans le Var, sont guéries. Les autorités appellent à la vigilance.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h26, mis à jour à 11h21

Temps de Lecture 2 min.

Pour la première fois, le virus Zika a été contracté en France métropolitaine à deux reprises dans le Var et les autorités sanitaires ont appelé à la vigilance.

Lundi 21 octobre, l’agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d’Azur a annoncé un second cas autochtone de contamination par le virus Zika à Hyères (Var), dans le même quartier qu’un précédent cas signalé au début du mois. Les deux personnes, dont les symptômes datent du mois d’août, sont guéries, a précisé l’ARS.

Les cas autochtones désignent les infections contractées suite à une piqûre de moustique en France métropolitaine, par opposition aux cas importés de personnes déclarant la maladie sur le territoire au retour d’un voyage lors duquel ils se sont fait piquer.

Les deux cas d’Hyères sont non seulement les seuls observés à ce jour en France métropolitaine mais même « probablement » les premiers documentés en Europe, selon la Direction générale de la santé (DGS). Cette dernière ajoute, dans un communiqué, que « les investigations se poursuivent pour détecter d’éventuels autres cas et éviter la propagation de la maladie ».

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Symptômes ressemblant à ceux d’un état grippal

Par ailleurs, « depuis le 1er août 2019, sept cas autochtones de dengue ont été identifiés à Vallauris, dans les Alpes-Maritimes », et « deux autres cas ont été identifiés à Calluire, dans le Rhône », soit les « premiers cas autochtones confirmés de dengue en région Auvergne-Rhône-Alpes ».

La dengue et Zika se transmettent de personne à personne par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique-tigre (Aedes). Le sous-genre présent en France, Aedes albopictus, est originaire d’Asie du Sud-Est. Apparu en métropole en 2004, il est désormais « durablement installé » dans 51 départements.

Les symptômes de la dengue et du Zika pouvant ressembler à ceux d’un état grippal, ils peuvent être difficiles à relier à ces maladies et ne sont donc pas systématiquement évoqués, observe la DGS. « C’est pourquoi les professionnels de santé ont été sensibilisés à la situation par les ARS concernées », notamment « ceux qui sont amenés à prendre en charge des femmes enceintes », car le virus Zika peut « causer dans de rares cas des malformations congénitales » chez l’enfant à naître.

Les autorités invitent aussi « les personnes qui reviennent d’un pays où circulent les virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika » à « se protéger efficacement des moustiques, surtout en cas de survenue de fièvre dans les quinze jours suivant leur retour, pour ne pas favoriser la diffusion de la maladie », et à « consulter sans délai leur médecin en signalant leur voyage récent ».

Les footballeuses espagnoles vont faire grève pour leurs salaires



Près de 200 joueuses évoluant dans des clubs de première division ont voté, mardi, une « grève illimitée » pour dénoncer le blocage des négociations sur leurs salaires.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 15h25, mis à jour à 15h45

Temps de Lecture 2 min.

Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que la question des rémunérations – et d’une certaine équité dans ce domaine – suscite des frictions entre les footballeuses et les instances dirigeantes. En Espagne, près de 200 joueuses professionnelles évoluant dans des clubs de première division ont voté, mardi 22 octobre dans la soirée, une « grève illimitée » pour dénoncer le blocage des négociations sur leurs salaires.

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La grève pourrait démarrer à compter du 16 novembre. La date exacte du début de ce mouvement n’a pas encore été fixée, a expliqué l’Association des footballeurs espagnols (AFE), qui a communiqué sur ce vote suivi à 93 % par les joueuses concernées qui évoluent dans des clubs comme le FC Barcelone, l’Atlético de Madrid, ou le FC Séville.

« Ce dont les joueuses ont besoin, c’est d’un contrat de travail qui garantisse leurs droits. Ce sont des footballeuses à temps plein », a expliqué, dans un communiqué, le président de l’AFE, David Aganzo.

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Désaccord sur les contrats à temps partiel

L’Association des clubs de football féminin (ACFF), qui regroupe les 70 clubs féminins espagnols dont les seize de première division, négocie depuis plus d’un an avec l’association des joueurs de football ce qui doit devenir la première convention collective des footballeuses.

Celles-ci demandent à être traitées comme leurs homologues masculins et que le salaire minimum annuel soit porté de 16 000 à 20 000 euros pour pouvoir « vivre » du sport, ou encore le droit à un congé maternité, à trente jours de vacances par an et un protocole contre le harcèlement sexuel.

Le point de blocage se situe sur les contrats à temps partiel : là où les clubs ne veulent pas aller au-delà d’un salaire de 8 000 euros annuels, les joueuses considèrent que le minimum doit se situer à 12 000 euros par an.

« Il ne s’agit pas que d’argent »

Ces quatre dernières années, les clubs espagnols ont accéléré la professionnalisation de leurs sections féminines. Ils ont négocié les droits de retransmission avec les télévisions. Leurs moyens sont donc plus importants.

« Il faut être réaliste, le football féminin n’est pas rentable », affirmait toutefois, avant le Mondial féminin en juin, Ruben Alcaine, le président de l’ACFF, par ailleurs vice-président du club féminin de Saragosse.

« Si les clubs masculins n’y destinaient pas une partie de leurs revenus, il ne serait pas soutenable. Il faut d’abord équilibrer les comptes », ajoutait-il, tout en reconnaissant que certaines joueuses partent dans d’autres clubs européens capables de leur offrir des salaires plus alléchants.

« En moyenne, les clubs disposent de 500 000 à 1,5 million d’euros par an, ce qui était impensable il y a peu, expliquait le président de l’ACFF. Le seul club actuellement rentable est le FC Barcelone grâce à un généreux sponsoring, de la marque Stanley, de 3,5 millions d’euros. »

« Il ne s’agit pas que d’argent, cela va beaucoup plus loin », justifie, à propos du mouvement de grève, la joueuse de l’Athletic Bilbao, Ainhoa Tirapu, citée dans le communiqué de l’AFE. « Nous espérons parvenir à un accord, mais nous nous devions de prendre des mesures drastiques parce que l’heure est au football féminin. Nous devons nous battre pour nos droits. Nous ne nous battons pas seulement pour nous mais aussi pour les générations futures ».

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les organisateurs de « free parties » inquiets d’un durcissement de la loi



Une proposition de loi, adoptée au Sénat, fait de tout rassemblement techno non autorisé un délit.

Par Simon Auffret Publié aujourd’hui à 11h34, mis à jour à 11h52

Temps de Lecture 3 min.

Déclaration obligatoire, peines plus lourdes et confiscation de matériel facilitée : l’adoption au Sénat d’une proposition de loi sur les rave parties, mardi 21 octobre, pourrait, pour la première fois depuis dix-huit ans, renforcer l’encadrement des quelque 4 000 soirées, aussi appelées « free parties », organisées dans des lieux éphémères autour de la musique techno.

Porté par la sénatrice Pascale Bories (Les Républicains), le texte, qui doit encore être examiné par l’Assemblée nationale et a reçu un avis défavorable du gouvernement, rend plus sévères les restrictions imposées par le texte en vigueur, adopté en 2001. Jusqu’ici demandée uniquement pour les rassemblements de plus de 500 personnes, la déclaration de toute soirée serait obligatoire auprès des mairies. L’absence de déclaration, aujourd’hui considérée comme une contravention, deviendrait un délit, élargissant ainsi la possibilité pour les forces de l’ordre de fouiller les véhicules sur le lieu de la fête, ainsi que de confisquer le matériel des organisateurs.

3 200 free parties de moins de 500 participants

« Tous les collectifs demandent plus de dialogue et de concertation, et la seule réponse trouvée est la restriction et la répression », déplore l’avocate Marianne Rostan, conseillère juridique de FreeForm, association accompagnant de nombreux organisateurs de free parties. Depuis 1995 et le classement des rave parties parmi les « situations à hauts risques », les confrontations entre les « teufeurs » – de « teuf », fête en verlan – et certains élus locaux sont en effet fréquentes, autour de motifs récurrents.

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D’un côté, les organisateurs se revendiquent « comme des acteurs culturels, avec un haut professionnalisme dans l’organisation et le respect des lieux », comme l’explique, en réaction à la proposition de loi, Tommy Vaudecrane, président de l’association Technopole. De l’autre, le rapporteur du projet devant les sénateurs, Henri Leroy, a déploré, mardi soir, la « réponse insuffisante de l’Etat aux nombreux élus locaux qui demandent une solution » face aux « troubles pour le voisinage, l’environnement et les participants eux-mêmes » que peuvent provoquer les free parties.

Les 3 200 soirées de moins de 500 participants organisées chaque année sont particulièrement ciblées par les sénateurs Les Républicains, inquiets de la présence de drogue et du non-respect des normes sanitaires dans les lieux investis par les « teufeurs », notamment dans les communes rurales. « Il s’agit non pas d’interdire les fêtes libres de musique techno parce qu’elles auraient une mauvaise image ou que ce genre de musique serait déplaisant, mais d’inciter les organisateurs à respecter le cadre légal », a répété Henri Leroy devant le Sénat, mardi soir. Retoquée en commission, une disposition de la proposition initiale prévoyait une peine d’emprisonnement de trois mois pour les organisateurs d’événements non déclarés.

« Diaboliser n’est pas la meilleure solution »

« De Charles Pasqua [auteur de la circulaire de 1995] à Thierry Mariani [à l’initiative de la loi de 2001], depuis trente ans, c’est la même chose, c’est un peu agaçant », commente Tommy Vaudecrane, en se disant « très surpris de voir arriver cette proposition, à un moment où la situation n’est pas la plus compliquée de ces dernières années ». Le dernier teknival d’ampleur, organisé à la mi-septembre à Sainte-Luce-sur-Loire (Loire-Atlantique), est pris comme référence par plusieurs organisateurs : malgré l’absence d’autorisation et la présence de 17 000 personnes, aucune dégradation n’a été à déplorer.

Lire aussi : En 2011, le collectif Heretik fait revivre les années rebelles de la techno à Rennes

« Nous ne souhaitons pas qu’un teknival revienne », explique aujourd’hui un représentant de la mairie de la commune de la banlieue de Nantes, traditionnellement opposée aux free parties. « Mais on s’est rendu compte de tout le travail effectué sur le site, dans la gestion des déchets et de l’encadrement des jeunes », poursuit-il, concédant que « diaboliser n’est pas la meilleure solution ».

Concertation des élus

« Le répressif est inutile a posteriori si les organisateurs sont dans l’incapacité de trouver des lieux en amont », observait, mardi soir, le sénateur socialiste Henri Cabanel, qui a décidé de s’abstenir sur la proposition de loi. « Dans mon département, si les communes rurales se répartissaient les soirées, elles n’en accueilleraient qu’une seule chacune par an ! Il faut que les élus se concertent et arrêtent de se renvoyer la balle », considère l’édile de l’Hérault, à l’initiative de médiations avec des collectifs de free parties.

Face au refus du gouvernement de donner son aval – par crainte de faire peser le maintien de l’ordre sur les maires, qui seraient chargés des déclarations –, le texte actuel devrait être retoqué à l’Assemblée nationale, tenue à majorité par La République en marche. Sans apporter de nouvelles réponses aux élus locaux et aux organisateurs. « Cette proposition de loi répond d’une manière traditionnelle à une manifestation qui refuse de l’être, a résumé la sénatrice communiste Cécile Cukierman. Il serait peut-être temps de trouver de nouvelles manières de faire face à la problématique des rave parties. »

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Qui veut dormir dans la maison de Barbie grâce à Airbnb? – Insolite



La maison de Barbie

La maison de Barbie

La maison de Barbie (©Airbnb)

La plateforme Airbnb propose de passer deux nuits dans une maison dont la décoration est inspirée par la célèbre poupée. Les heureux locataires pourront aussi, comme Barbie, tester plusieurs métiers.

(BFM Immo) – À l’occasion des 60 ans de Barbie, Airbnb a imaginé une expérience étonnante : un séjour dans une villa dont la décoration est largement inspirée de la célèbre figurine. Cette maison de poupée grandeur nature pourra être réservée pour quatre personnes pour un séjour de deux nuits à partir du 23 octobre 2019 à 20 heures (heure française). Ce n’est pas un concours, souligne la plateforme. Les premiers à réserver effectueront leur séjour du dimanche 27 octobre au mardi 29 octobre. Ils devront payer 60 dollars (soit 54 euros) la nuit.

La « Dreamhouse » est une splendide villa à Malibu avec piscine et salle de cinéma. La maison, en bord de mer, est parsemée de petites touches “Barbie”, assorties d’un mélange de mobilier moderne et vintage du milieu du siècle dernier. Dans le cadre de leur séjour, Barbie encourage également les voyageurs à explorer son dressing et les 60 ans de mode qu’il renferme. Ils pourront donc se déguiser en exploratrice, danseuse ou cosmonaute.

Pour compléter cette expérience, ils rencontreront également la célèbre coiffeuse Jen Atkin et bénéficieront d’un relooking par des coiffeurs du Mane Addicts Creator Collective. Ils auront aussi droit à une leçon individuelle d’escrime avec Ibtihaj Muhammad, une escrimeuse médaillée olympique, et à un cours de cuisine du monde interactif avec l’une des chefs les plus réputées de Malibu, Gina Clarke-Helm de Malibu Seaside Chef. Et enfin ils pourront visiter les coulisses du centre spatial Columbia Memorial en compagnie de Jill Meyers, pilote et ingénieure aérospatiale.



La Villa Kujoyama, havre de paix du design français


Situé sur les hauteurs de Kyoto, l’établissement français accueille chaque année des créateurs français en résidence. Un cocon de rêve pour les designers, dans un pays où la culture de l’objet est poussée à un haut niveau.

Par Marie Godfrain Publié aujourd’hui à 13h42

Temps de Lecture 10 min.

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La Villa Kujoyama, résidence d’artistes à Kyoto, rattachée à l’Institut français du Japon.
La Villa Kujoyama, résidence d’artistes à Kyoto, rattachée à l’Institut français du Japon. Hiroshi Okamoto pour M Le magazine du Monde

Des morceaux de bambous. Voilà ce que le designer français Samy Rio a rapporté d’un séjour au Japon. Il les a glanés dans les montagnes autour de Kyoto ou bien des moines les lui ont offerts alors qu’il visitait un temple. Parfois, il les a aussi coupés dans le jardin de la Villa Kujoyama, une construction de béton à la périphérie de Kyoto, qui l’a accueilli de mai à juillet dernier.

Pendant trois mois, le diplômé de l’Ensci a vécu et travaillé dans cette résidence d’artistes, l’une des trois institutions publiques françaises du genre à l’étranger, avec la Villa Médicis, à Rome, et la Casa de Velázquez, à Madrid. Trois lieux éloignés de plusieurs milliers de kilomètres, mais que l’exposition « ¡ Viva Villa ! » réunit jusqu’au 10 novembre à la collection Lambert, à Avignon, en présentant une sélection de travaux d’anciens résidents. Sur un mur du musée provençal, Samy Rio a accroché ses bambous travaillés, tordus, découpés, qui ont été au cœur de son projet de recherche pendant son séjour au Japon.

Des studios monacaux, en duplex

Le designer, né en 1989, n’est pas le seul de sa discipline à avoir fait un séjour dans la Villa à flanc de montagne, inaugurée officiellement en 1992. Nombreux sont ceux, dans la famille du design français, à avoir résidé dans les studios monacaux, en duplex, avec espace de vie et de travail au rez-de-chaussée et lit à l’étage.

Les premiers furent Christian Ghion et Patrick Nadeau, en 1995, relayés par différents types de profils : des designers-artistes comme Florence Doléac-Stadler, en 1999 ; des têtes chercheuses comme Benjamin Graindorge, en 2009, et Felipe Ribon, en 2016 ; des touche-à-tout comme Pierre Charpin, en 2012 ; des créateurs habitués à travailler avec les artisans comme François Azambourg, en 2015…

La designer culinaire Luz Moreno, dans son atelier de la Villa.
La designer culinaire Luz Moreno, dans son atelier de la Villa. Hiroshi Okamoto pour M Le magazine du Monde

Si écrivains, plasticiens ou cinéastes sont présents à Kyoto, chaque promotion, d’une vingtaine de résidents, réservant une place à toutes les disciplines, la Villa Kujoyama est un lieu où les designers trouvent un terrain particulièrement propice. Les écrivains ou les peintres lui préfèrent la prestigieuse Villa Médicis, heureux de suivre les traces d’Hervé Guibert ou de Balthus.

Les designers, eux, s’arrachent cette résidence où ils se retrouvent immergés dans un Japon qui les fascine, avec sa culture de l’objet si particulière. Ici, pendant quelques mois (deux à six, selon le dispositif de résidence), ils ont le temps de travailler sur des créations, sans contraintes et, surtout, libérés des desiderata des industriels. Tous en parlent comme d’une parenthèse enchantée dans leur carrière. Ce qui fait de la Villa Kujoyama, à 9 600 kilomètres de Paris, un haut lieu du design français.

L’Etat a récupéré 5,6 milliards d’euros en 2019, d’après Gérald Darmanin



Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des comptes publics. — PIERRE VILLARD/SIPA

L’Etat a engrangé 5,6 milliards d’euros de recouvrement d’impôts sur les neuf premiers mois de 2019, contre 4 milliards d’euros sur la même période en 2018, a annoncé mercredi le ministre des Comptes publics
Gérald Darmanin. « C’est une hausse de 40 % de l’argent qui est dans les caisses de l’Etat », s’est félicité le ministre qui présentait le bilan de la loi anti-fraude votée l’an dernier, et qui a notamment assoupli le
« verrou de Bercy ».

Ce montant comprend notamment les 465 millions d’euros réglés par Google (en sus d’une amende de 500 millions d’euros) pour clore les procédures de redressement engagées à son encontre. Ce règlement a été obtenu en application d’une des nouvelles dispositions prévues dans la loi antifraude votée l’an dernier. Il s’agit de la possibilité pour une entreprise de négocier une amende sans procès et sans passer par une procédure de « plaider coupable ».

587 dénonciations

Outre Google, ce mécanisme, baptisé Convention judiciaire d’intérêt public (CJIP), a été utilisé une autre fois cette année, avec la société Carmignac Gestion, qui a écopé d’une amende de 30 millions d’euros. La loi antifraude a aussi assoupli le dispositif du « verrou de Bercy », obligeant désormais l’administration fiscale à transmettre à la justice les faits de fraudes fiscales les plus graves (au-delà d’un montant de 100.000 euros).

Cet assouplissement a ainsi entraîné 587 dénonciations entre le 1er janvier et le 30 septembre, qui correspondent à environ 211 millions d’euros de droits rappelés et de pénalités. Cette loi « est un élément clé du pacte républicain et qui affermit les valeurs de la démocratie », a jugé la ministre de la Justice Nicole Belloubet, saluant la coopération entre le parquet national financier et l’administration fiscale.

Au total, l’autorité judiciaire a été saisie plus de 1.100 fois pour des affaires de fraudes fiscales entre le 1er janvier et le 30 septembre, soit deux fois plus que l’an dernier à la même date. Aux dénonciations s’ajoutent 481 dépôts de plainte après avis favorable de la Commission des infractions fiscales et 38 plaintes pour présomption de fraude fiscale. Par ailleurs, la loi a permis l’utilisation du mécanisme du « plaider coupable » en matière fiscale, avec 9 procédures depuis le début de l’année.

le gouvernement débloque un plan pour les aidants



Quatre cent millions d’euros sont attribués en faveur des personnes qui prennent soin de proches malades, handicapés ou âgés.

Par Béatrice Jérôme Publié aujourd’hui à 12h15, mis à jour à 13h39

Temps de Lecture 3 min.

Ils sont entre 8 et 11 millions et leur nombre est appelé à croître avec l’avancée en âge de la société française. Qu’ils prennent soin d’une personne handicapée, malade ou d’un parent âgé, ceux que l’on appelle les « proches aidants » sont guettés par l’isolement social, l’épuisement, voire le décrochage scolaire pour les plus jeunes.

Si depuis quelques années, les solutions pour les épauler émergent sur le terrain, elles restent éparses et peu connues des intéressés. Il s’agit de « reconnaître » les aidants, et de leur « bâtir une place dans les politiques publiques », avait indiqué Emmanuel Macron, le 25 avril. Pour relayer cette ambition, Edouard Philippe a chargé Agnès Buzyn, ministre de la santé et des solidarités, d’élaborer, avec Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, un plan de « mobilisation et de soutien des proches aidants ». Le premier ministre l’a dévoilé, mercredi 23 octobre, à l’occasion d’une visite dans un lieu consacré aux jeunes aidants à Chamarande (Essonne) avec Mmes Buzyn et Cluzel. « C’est la première fois qu’un gouvernement met sur la table une stratégie nationale pour simplifier la vie de l’ensemble des aidants », souligne Matignon.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Rien ne vous prépare à ça » : entre leur travail et le soutien à leurs proches, la double vie des salariés aidants

Inspiré des travaux de parlementaires de la majorité et reflet des attentes des associations qui agissent pour les aidants, ce plan comporte six « priorités » assorties d’une enveloppe de 400 millions d’euros sur 2020-2022.

Congé indemnisé

Près d’un aidant sur deux est salarié et un actif sur six est un aidant. C’est donc à eux que s’adressent principalement les mesures du gouvernement. L’un des dispositifs les plus importants du plan figure dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en cours d’adoption au Parlement. Il prévoit l’indemnisation du congé que prendra un salarié qui interrompt son activité professionnelle pour s’occuper d’une personne handicapée ou âgée. Il sera indemnisé à hauteur de 43 euros par jour s’il vit en couple et 52 euros s’il est seul.

Ecouter notre podcast : Paroles d’aidants : « Je m’occupe de lui comme on s’occupe d’un bébé »

Le gouvernement table sur une montée en charge progressive des bénéficiaires de ce congé. Il devrait coûter 100 millions d’euros par an à partir de 2022. L’indemnisation ne pourra être versée que pour trois mois sur toute la durée d’une carrière professionnelle. Si la mesure est saluée par les associations et les parlementaires de la majorité impliqués dans le dossier, certains acteurs du secteur regrettent que le congé indemnisé ne puisse pas être prolongé sur un an.

« C’est une avancée, souligne Jocelyne Guidez, sénatrice (Union centriste) de l’Essonne, auteure de la loi de mai 2019 sur les aidants familiaux, mais j’ai peur que ce congé ne soit trop court pour beaucoup d’aidants. Il est regrettable qu’il ne soit pas accessible aux aidants de personnes atteintes d’un cancer notamment ». « On a voulu aller vite pour créer le congé pour proches aidants, explique le cabinet d’Agnès Buzyn. On a prévu une clause de revoyure dans deux ans au terme d’un rapport d’évaluation qui sera remis au Parlement. Ce plan vise aussi à mettre plus de souplesse dans l’utilisation des dispositifs existants pour les aidants salariés. »

« Créer un réflexe »

Pour enrayer leur fatigue et permettre aux aidants d’avoir du temps pour eux, diverses solutions existent déjà : l’accueil temporaire de la personne âgée aidée dans un Ehpad ou l’appel à une personne bénévole qui prend le relais auprès de la personne aidée. Le plan du gouvernement prévoit le « renforcement et la diversification des solutions de répit » en y consacrant 105 millions d’euros. L’objectif est de doubler d’ici 2022 la capacité d’accueil temporaires des personnes handicapées ou âgées et de doubler le nombre d’aidants soutenus. Leur nombre augmenterait ainsi de 450 000 en trois ans.

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Le gouvernement souhaite également trouver des volontaires auprès des jeunes en service civique ou en service national universel. « C’est un plan très pragmatique et très concret, assure le cabinet de Sophie Cluzel. L’idée est d’utiliser tous les leviers pour créer un réflexe “proches aidants” dans toute la société. Le plan mobilise les entreprises, les collectivités, l’éducation nationale, les professionnels de santé et du secteur médico-social. »

Le plan jette également un coup de projecteur sur les quelque 500 000 jeunes aidants qui s’occupent de leur parent, frère ou sœur handicapé ou gravement malade. Il est notamment prévu des actions pour former les personnels de l’éducation nationale à « repérer et orienter les jeunes aidants » et à les inciter à aménager leur temps scolaire (études et examens).

Le gouvernement compte par ailleurs mettre en place un numéro de téléphone unique et créer une plate-forme numérique qui recensera toutes les initiatives sur les différents territoires. Un « comité de suivi » présidé par Agnès Buzyn et Sophie Cluzel se réunira tous les six mois pour vérifier l’impact des mesures.

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